urbanscenoslabellevirtuelle

Dispositifs anti sdf (2)/ Anti homeless dispositives (2)

Dans 3 > RUE / STREET, 3.9 > vitrines / shop-windows, 4.2 > François Duconseille le 1 janvier 2010 à 23 11 55 0155

(photos : François Duconseille)

  1. toujours tres fascinante, cette architecture de controle.
    J’en ait pas mal des photos comme ca aussi. Celui avec le fauteuil est genial. Je devrais peut-etre faire une serie de “dispositifs urbains” premissifs.

    • Eric, je ne sais pas si “permissif” est le terme… ou alors pris en ce que ces dispositifs permettent de ne pas permettre… l’intérêt conceptuel et esthétique est lui évident, un vaste potentiel d’inventions formelles tendues par l’acidité d’une perversité sans mesure… tous les ingrédients d’une grande oeuvre… si tu acceptes la part collective d’un tel projet, je m’associerais volontiers à toi en cette démarche. François

  2. Dans l’ère des dispositifs dont se revendique l’esthétique contemporaine, ces “trucs” comme autant de “canines” plantées dans le dur du béton, pour empêcher ceux qui sont dehors de trouver brièvement refuge, sauf fakir,témoignent en effet d’une “perversité sans mesure”, il fallait y penser!Leur inhumanité est violente, brutale, et je continue encore de m’étonner de tous ces Sudistes qui rêvent du Nord pour sa supposée opulence…

  3. La langue de Shakespeare dit “to prevent” pour empêcher et la suivant, on réputera préventifs ces équipements (continuons de parler anglais) hérissant les espaces naguère “perdus” du bâti. une ville hérissée de tels dis-positifs est-elle encore urbaine, à “prévenir” le gueux de la sorte? L’exclusion dans l’exclusion,au carré. Petite poussette mine de rien vers le gouffre. Un mot populaire au Cameroun dit que “le dehors a les dents” pour signifier une existence sans filet de sécurité, autant que l’âpreté d’un monde où la bienveillance n’est pas toujours de mise. N’entrons nous pas décisivement avec de tels symptômes dans une ère post-humaine qui érige définitivement le Pouvoir d’Achat et la Solvabilité en sine qua non, conditions minimales d’existence, ou le triomphe absolu de l’économisme sur Terre. Par l’hiver qu’il fait cette saison, où vont-ils, où se posent-ils donc avec leurs vies disloquées, décousues, en miettes, ceux et celles qui sont dehors là-bas? Allez venez milord, vous aseoir à ma table, il fait si froid dehors, ici c’est confortable… ch

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.